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Glossaire
Bibliographie
Annexe 1 : Les méthodologies définies aux différents niveaux mondial,
européen, national 79
Annexe 2 : Les grilles d’analyse par régions
Annexe 3 : Le calcul des émissions
Annexe 4 : Récapitulatif par région des types d’inventaires recueillis
AAE Agence Européenne
de l'Environnement, EEA : European Environment Agency
ADEME Agence De
l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
APAT Agence pour la
protection de l’environnement
APCEDE Agence
Poitou-Charentes Energie Déchets Eau
API American
Petroleum Institute, Institut américain du pétrole
BLI Bundesländer
Luftschadstoff Inventur, Inventaire des polluants atmosphériques dans
les Bundesländer
CCNUCC
Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
CFC
Chlorofluorocarbures
CH4 Méthane
CITEPA Centre
Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique
CO2 Dioxyde de
carbone
CORINAIR CORe
INventory of AIR emissions in Europe, Inventaire principal des émissions
dans l’air en Europe
CRF Common Reporting
Format, Format de rapport commun
CTN-ACE Centre
Thématique National Atmosphère, Climat, Emissions
DJU Degré Jours
Unifiés
DPO Décomposition de
Premier Ordre
EIE Energie
Intelligente Europe - IEE Intelligent Energy Europe
EPA Environmental
Protection Agency, Agence de protection de l'environnement (USA)
FEDARENE Fédération
Européenne des Agences Régionales de l'Energie et de l'Environnement
GES Gaz à Effet de
Serre
GIEC Groupe
Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat = IPCC
GRIP Greenhouse gas
Regional Inventory Project, Projet d'inventaires régionaux des gaz à
effet de serre
HFC
Hydrofluorocarbures
INEMAR INventario
EMissioni Aria, inventaire des émissions dans l'air
INRA Institut
National de Recherches Agronomiques
IPCC
Intergovernmental Panel on Climate Change = GIEC
LTO Land and Take
Off, atterissage/décollage
MEDD Ministère de
l'Ecologie et du Développement Durable
N2O Protoxyde d'azote
NAEI National
Atmospheric Emissions Inventory, Inventaire national des émissions
atmosphériques
NETCEN National
Environmental Technology Centre
NIR National
Inventory Report, Rapport d'inventaire national
NUTS Nomenclature
d'Unités Territoriales Statistiques
OMM Organisation Météorologique
Mondiale
OREMIP Observatoire
Régional de l'Energie de Midi-Pyrénées
PFC Hydro
fluorocarbures perfluorés
PNAQ Plan National
d'Allocation des Quotas
PNUE Programme des
Nations Unies pour l'Environnement
PRELUDDE
Programme REgional pour la LUtte contre l'effet de serre et pour un
Développement DurablE
PRG Pouvoir de
Réchauffement Global
RAEE
Rhônalpénergie-Environnement
RARE Réseau des
Agences Régionales de l'Energie et de l'Environnement
SEMIKAT Der Salzburger Energie–nd
Emissionskataster cadastre des émissions et de l'énergie de Salzburg
SF6 Hexafluorure de
soufre
SIG Système
d'Informations Géographiques
SNAP Selected
Nomenclature for Air Pollution, Nomenclature sélectionnée pour la
pollution atmosphérique
SNIEPA Système
national d’inventaires des émissions de polluants dans l’atmosphère
UE Union européenne
UTCF Utilisation des
Terres, leur Changement et la Forêt
WWF World Wild Fund

ADEME Agence de
l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, rubrique « changement
climatique »
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ADEME & APCEDE Poitou-Charentes Ademe Poitou-Charentes et APCEDE
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CITEPA Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la
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GIEC Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du
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Saarland Ministerium für Umwelt Ministère de l’Environnement de
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Bilan CO2 du Land Saarland
http://www.umwelt.saarland.de/medien/inhalt/Energiebilanzkorr.pdf
Solagro Bochu J.L., Couturier C., Doublet S., Pointereau P., 12
propositions pour lutter contre le changement climatique dans le secteur
de l’agriculture, Contribution de SOLAGRO, 2003
http://www.solagro.org/site/im_user/124pc2003v7.pdf
Umwelt Bundesamt (D) Agence Fédérale de l’Environnement en
Allemagne
Anderl M., Gangl M., Poupa M.
Bundesländer Luftschadstoff-Inventur BLI
http://www.umweltbundesamt.at/fileadmin/site/publikationen/BE278.pdf
Umwelt Bundesamt (D) Agence Fédérale de l’Environnement en
Allemagne
Base de données des facteurs d’émissions pour l’Allemagne :
http://geref.uba.de/mesap/pages/geref/Home.aspx
Umweltbundesamt (A) Base de données des facteurs d’émissions pour
le transport (Autriche, Allemagne, suisse) :
http://www.umweltbundesamt.at/en/umweltschutz/verkehr/abgase/hbefa
UNFCCC United Nations Framework Convention on Climate Change
Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques
http://unfccc.int/2860.php
http://unfccc.int/essential_background/convention/items/2627.php
UNFCCC United Nations Framework Convention on Climate Change
Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques,
Protocole de Kyoto
http://unfccc.int/essential_background/kyoto_protocol/items/2830.php
UNFCCC United Nations Framework Convention on Climate Change
Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques,
national inventories submissions, 2006
http://unfccc.int/national_reports/annex_i_ghg_inventories/national_inventories_submissions
/items/3734.php
Västernorrlands Energikontor Agence de l'énergie de
Västernorrlands en Suède
http://www.energikontoret.nu/energilaget/index.shtml
WWF Cymru Bureau WWF du Pays de Galles
Reducing Wales’s Ecological Footprint, mars 2005
http://www.walesfootprint.org/pdf/20048WWFAllWaleEng.pdf

|
Annexe
1 : Les méthodologies définies aux différents niveaux mondial, européen,
national
3.
|
Les méthodologies définies aux
différents niveaux (mondial, européen, national)
Pour les inventaires
nationaux : les méthodologies IPCC et CORINAIR
Deux approches sont
couramment utilisées pour produire des inventaires nationaux :
Les différences entre ces
deux méthodes de réalisation d’inventaire reposent en premier lieu sur
l’origine des deux systèmes d’inventaires et en second lieu sur les
premières utilisations des données d’inventaire. Toutefois pour les
inventaires à partir de 1994 les deux systèmes sont cohérents et
harmonisés.
L’IPCC :
Intergovernmental Panel on Climate Change ou GIEC : Groupe d’experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat
Créé en 1988 par
l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations
Unies pour l'Environnement (PNUE), le rôle du GIEC est " d'évaluer
l'information scientifique, technique et socio-économique pertinente
pour comprendre le risque du changement climatique d'origine humaine."
LE GIEC se compose de trois
groupes de travail et d’une équipe spéciale pour les inventaires
nationaux de gaz à effet de serre. Le Groupe de travail I évalue les
aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat.
Le Groupe de travail II s’occupe des questions concernant la
vulnérabilité des systèmes socioéconomiques et naturels aux changements
climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements
et les possibilités de s’y adapter. Le Groupe de travail III évalue les
solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de
serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques.
LE GIEC produit
principalement des rapports d’évaluation, des rapports spéciaux, des
directives sur les méthodes à appliquer et des documents techniques.
Les rapports
méthodologiques, qui décrivent les méthodes et les pratiques en matière
d’inventaire des émissions nationales de gaz à effet de serre, sont
utilisés par les «Parties» à la CCNUCC (Convention Cadre des
Nations-Unies pour le Changement Climatique) pour établir leurs
communications nationales. Le premier document de ce type a été établi
en 1994 et revu en 1996. Il fait actuellement l’objet d’une autre
révision importante. Les nouvelles lignes directrices du GIEC pour les
inventaires nationaux de gaz à effet de serre seront disponibles en
2006, pour l’instant le document de référence demeure « Revised 1996
IPCC Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories ».
CORINAIR :
CORe INventory of AIR emissions in Europe, (inventaire principal des
émissions dans l’air en Europe)
Ce programme de travail
démarré au milieu des années 80 par la Commission des Communautés
Européennes puis repris par l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE)
s’est traduit par la mise au point d’une méthodologie européenne
reconnue et utilisée par un nombre important de pays européens. Les
développements se poursuivent conjointement avec l’EMEP (Co-operative
Programme for Monitoring and Evaluation of the Long Range Transmisions
of Air Pollutants in Europe / Programme concerté de surveillance
continue et d'évaluation du transport à longue distance des polluants
atmosphériques en Europe) sous l’égide des Nations-Unies.
La méthodologie CORINAIR
demande aux pays de collecter les estimations d’émissions en utilisant
une nomenclature de sources détaillée (SNAP) et un niveau spatial
détaillé (NUTS 3 : Nomenclature d’Unité Territoriales Statistiques, le
niveau 3 correspondant à des zones de 150 000 à 800 000 habitants,
l’équivalent des départements français). Il est à noter que les
substances étudiées ne se limitent pas à celles ayant un impact en
termes d’effet de serre, mais il prend également en compte des
substances relatives aux phénomènes d’acidification, d’eutrophisation,
de pollution photochimique ainsi que les métaux lourds, les polluants
organiques persistants, les particules. A partir de l’inventaire
d’émissions résultant, la méthodologie peut-être utilisée pour agréger,
attribuer et rapporter les estimations d’émissions pour différents
formats de rapport.
Les deux systèmes suivent
les mêmes principes de base :
-
Couverture complète des
émissions anthropiques (CORINAIR considère également les émissions
les émissions naturelles)
-
Totaux annuels des
émissions nationales par catégories de sources
-
Distinction claire entre
émissions liées à l’énergie et non liées à l’énergie
-
Transparence et
documentation complète permettant la vérification détaillée des
données d’activité et facteurs d’émissions.
A ce jour, des progrès
considérables ont été faits pour l’harmonisation entre les approches
GIEC et CORINAIR.
Le groupe d’experts GIEC sur
la combustion a effectué des changements à la liste des combustibles et
de catégories sources/puits pour autoriser une comparaison plus directe
entre les deux approches.
Le programme CORINAIR a
développé à présent une approche complémentaire pour inclure des
secteurs et subdivisions supplémentaires, (par exemple la définition de
l’aviation civile est maintenant ajustée à la définition GIEC) pour
qu’un inventaire complet CORINAIR, incluant les estimations d‘émissions,
puisse être utilisé pour produire des rapports à la fois dans le format
UNFCCC/GIEC ou EMEP/CORINAIR en vue de le soumettre aux Conventions
respectives (CCNUCC, UE). Des ajustements mineurs basés sur un savoir
local peuvent être nécessaires pour compléter les rapports.
Des différences entre les
approches subsistent :
-
L’attribution spatiale
des émissions du transport routier : CORINAIR, en anticipant sur les
postulats d’entrée des modèles de dispersion atmosphérique, applique
le principe de territorialité (allocation d’émissions suivant la
consommation de carburants) tandis que le GIEC est lié au principe
de responsabilité politique (attribution suivant les ventes de
carburants).
-
Pour le GIEC, les pays
avec une grande disparité entre les émissions des ventes de
carburants et la consommation de carburants ont la possibilité
d’estimer leur consommation réelle et de rapporter les émissions de
la consommation et de les traiter séparément. Cependant, les totaux
nationaux doivent être basés sur les ventes de carburants.
Les formats de rapports pour
la présentation des résultats de l'inventaire diffèrent, ils sont
détaillés ci-dessous. Toutefois par souci d’harmonisation, des tables de
conversion pour passer d’un format à l’autre ont été créées.
La nomenclature SNAP 97
définie dans la méthodologie CORINAIR se divise en onze secteurs,
eux-mêmes subdivisés en plusieurs catégories :
La nomenclature SNAP 97 : 11 secteurs
-
Combustion dans les
industries de l’énergie et de la transformation de l’énergie :
production d’électricité, chauffage urbain, raffinage du pétrole,
transformation de combustibles minéraux solides, mines de charbon,
extraction de gaz/pétrole, stations de compression
-
Combustion hors
industrie : commerce et institutionnel, résidentiel, agriculture,
sylviculture et aquaculture
-
Combustion dans
l’industrie manufacturière : chaudières, turbine, moteurs fixes,
fours, procédés énergétiques
-
Procédés de production :
procédés de l’industrie pétrolière, de la sidérurgie, des
houillères, de l’industrie des métaux non ferreux, de l’industrie de
chimie organique, inorganique, de l’industrie du bois, de
l’alimentation, du papier, de la boisson..
-
Extraction et
distribution de combustibles fossiles/ énergie géothermique : mines,
stockage de carburant, extraction, déchargement, distribution de
combustibles...
-
Utilisation de solvants
et autres produits : application de peinture, dégraissage et
nettoyage à sec, fabrication de produits chimiques, anesthésie et
produits de nettoyage.
-
Transports routiers :
voitures, véhicules utilitaires légers, poids-lourds, motocycles et
motocyclettes, évaporation d’essence, pneus, freins...
-
Autres sources mobiles
et machines : activités militaires, ferroviaires, navigation
fluviale, trafic aérien, engins spéciaux pour l’agriculture, la
sylviculture, l’industrie, les loisirs...
-
Traitements et
élimination des déchets : incinération, décharges, crémation,
traitements des eaux usées, épandages...
-
Agriculture et
sylviculture : culture avec engrais, sans engrais, écobuage,
fermentation entérique, déjections animales, utilisation de
pesticides...
-
Autres sources et puits
: forêts naturelles de feuillus, de conifères, feux de forêts,
prairies, zones humides, eaux, animaux, volcans, foudres, forêts
exploitées...
La nomenclature CRF de l’PCC
se compose de 7 secteurs. Certains items ne sont pas individualisés dans
la nomenclature CRF notamment une bonne partie du secteur 11.
-
Energie
A Combustion
1 Industrie de l’énergie
2 Industrie manufacturière et construction
3 Transport E Feux de savanes
4 Autres secteurs
5 Autres
B Emissions fugitives
1 Combustibles solides
2 Essence et gaz naturels
-
Procédés industriels
A Produits minéraux
B Industrie chimique
C Production de métaux
D Autres productions
E Production d'halocarbones et SF6
F Consommation d'halocarbones et SF6
G Autres
-
Solvants et utilisation
d'autres produits
-
Agriculture
A Fermentation entérique
B Gestion des engrais
C Culture du riz
D Sols agricoles
F Brûlage au champ des résidus agricoles
G Autres
-
Changement d'utilisation
des terres et foresterie
A Variations des forêts et des autres stocks de bois
B Conversion en forêt et prairies
C Jachères
D Emissions et séquestration de CO2 par les sols
E Autres
-
Déchets
A Mise en décharge
B Eaux usagées
C Incinération des ordures ménagères
D Autres
-
7 Autres
Des tables de conversion
sont disponibles de manière à passer d’un format à l’autre. Cependant
tout n’est pas transposable sans calculs.

|
Annexe 2 : Les grilles d’analyse par
régions |
Sommaire des fiches
|
Fiche n° |
Pays |
Région |
|
1 |
Allemagne |
Tous les Länder (ex de la Sarre) |
|
2 |
Autriche |
Tous les Länder (ex de Salzburg) |
|
3 |
Autriche |
Oberösterreich |
|
4 |
Autriche |
Salzburg (SEMIKAT) |
|
5 |
Belgique |
Wallonie |
|
6 |
Espagne |
Andalousie |
|
7 |
France |
Aquitaine |
|
8 |
France |
Bourgogne |
|
9 |
France |
Haute-Normandie |
|
10 |
France |
Midi-Pyrénées |
|
11 |
France |
Nord-Pas-de-Calais |
|
12 |
France |
Poitou-Charentes |
|
13 |
France |
Provence-Alpes-Côte d'Azur |
|
14 |
France |
Rhône-Alpes |
|
15 |
Italie |
Ligurie |
|
16 |
Italie |
Lombardie |
|
17 |
Italie |
Piémont |
|
18 |
Italie |
Toscane |
|
19 |
Roumanie |
Dolj |
|
20 |
Royaume-Uni |
Régions anglaises (ex Northwest) |
|
21 |
Royaume-Uni |
Wales (NETCEN) |
|
22 |
Royaume-Uni |
Wales (Carbon Trust) |
|
23 |
Suède |
Kalmar et Krönenberg |
|
24 |
Suède |
Västernordland |
Les
grilles d’analyse reprennent en général en les résumant les données des
différents inventaires. Les sources sont donc les bilans originaux,
traduits pour tous les inventaires des pays non francophones.
Annexe 2 à Télécharger

Le cheminement
chronologique de la réalisation d’un bilan peut être schématisé de la
sorte :
1 – Réalisation d’un bilan énergétique régional
2 – Réalisation d’un bilan des émissions de CO2 à partir de ce bilan
énergétique régional
3 – Réalisation d’un bilan complet des émissions de gaz à effet de serre
Sachant qu’il existe
toujours des petites variantes à cette procédure schématique. Certaines
régions font directement un bilan GES sans passer au préalable par le
bilan CO2. Mais la réalisation d’un bilan énergétique régional est le
pré-requis pour un bilan de GES. En effet c’est à partir de ce bilan que
les organismes calculent dans un premier temps les émissions de CO2
puisque souvent ce calcul est assez aisé. Il est basé sur la formule :
E = A x F
Le calcul des
émissions résulte du produit d’une donnée d’activité (ex : consommation
totale d’électricité des ménages) par le facteur d’émission de
l’activité considérée (émissions de CO2 par kW d’électricité).
D’autre part cela
souligne le fait que la méthodologie choisie pour la réalisation du
bilan énergétique régional a des répercussions évidentes sur
l’estimation des émissions de gaz à effet de serre lors du bilan
régional des GES.
1. Le
calcul des émissions : principes généraux
Avant de calculer les
émissions, il est d’abord nécessaire de définir le concept de « source
».
Les sources émettrices
de polluants dans l’atmosphère sont classées de la manière suivante :
-
Les Grandes
Sources Ponctuelles (GSP)
Il s’agit de sources fixes, canalisées ou diffuses, dont les rejets
de par leur importance et/ou leur toxicité sont connus
spécifiquement notamment en France grâce aux déclarations ICPE.
-
Les sources
linéaires
Elles sont essentiellement constituées par les principaux axes de
communication (routier, fluvial, maritime,…) et incluent parfois des
sources fixes telles que gazoducs, oléducs,…
-
Les sources
surfaciques
Cette catégorie comprend le reste des sources fixes qui ne sont pas
incluses dans la catégorie GSP et les sources diffuses (ex. :
émissions des sols agricoles) et mobiles non comprises dans les
sources linéaires (ex : la circulation urbaine assimilée de par sa
densité à une source surfacique).
Il faut noter cependant que souvent les sources linéaires sont
assimilées à des sources surfaciques en les découpant en tronçons.
En ce qui concerne le
calcul des émissions, il est réalisé par activité émettrice. La formule
générale et schématique pour les émissions d’une activité donnée s’écrit
sous la forme :
Es,a,t = Aa,t
x Fs,a
Avec
=> E : émission relative à la substance « s
» et à l’activité « a » pendant le temps « t »
=> A : quantité d’activité relative à l’activité « a » pendant le temps
« t »
=> F : facteur d’émission relatif à la substance « s » et à l’activité «
a ».
Cependant les termes A
et F sont déterminés de manière souvent beaucoup plus complexe dépendant
de paramètres tels que le type de combustible, de sources, de procédé,
etc en relation avec l’intervalle de temps, l’entité géographique…
Dans certains cas, les
émissions présentent des relations complexes avec de nombreux
paramètres, il est alors nécessaire de recourir à des modèles
spécifiques pour obtenir une bonne représentation des phénomènes. C'est
le cas du trafic routier (cf § modèle COPERT), des émissions biotiques,
etc.
Les Grandes Sources
Ponctuelles sont étudiées individuellement à partir des données
d'émissions connues spécifiquement ou pouvant être déterminées
facilement.
2. Les
différentes approches de calcul des émissions
Plusieurs paramètres
rentrent en jeu pour le calcul des émissions. Les organismes qui
réalisent le bilan sont forcément confrontés à ce choix et décident
alors du choix des différentes approches :
Approches top-down/bottom-up
L’une des différences
essentielles qui va déterminer la précision de l’inventaire et dont va
découler sa méthode de réalisation est le choix préalable de l’approche
choisie pour la collecte des données. Les deux approches sont les
suivantes :
L’approche top-down
L’estimation top-down a pour
principe de collecter des données générales à un niveau géographique
donné (ex : national, régional), de calculer les émissions grâce à ces
données et ensuite de réattribuer les émissions à l’échelle spatiale
désirée (ex : régionale, départementale, communale) en fonction
d’indicateurs statistiques (population, routes, utilisation des
terres...). Certaines données ne sont effectivement accessibles qu’au
niveau national, il est ensuite nécessaire de les désagréger au niveau
régional ou infrarégional (province, commune). Ce type d’approche
prévoit aussi la désagrégation temporelle pour laquelle du niveau annuel
de départ on arrive à celui de résolution mensuelle, journalière ou
horaire des émissions.
L’approche bottom-up
A l’inverse, elle part
du niveau local en essayant de collecter les données les plus fines
possibles (communes, quartiers, établissement par établissement pour
l’industrie…) puis, une fois les émissions calculées, elles sont
rassemblées, agrégées pour atteindre le niveau géographique requis dans
l’inventaire.
En pratique ces deux
approches sont utilisées simultanément en privilégiant généralement
l’une ou l’autre des approches suivant le niveau de détail désiré. Il
est effectivement difficile de réaliser entièrement un inventaire avec
l’approche bottom-up d’une part à cause du coût et du temps nécessaires
pour le faire mais surtout à cause des problèmes de collecte des
données, qui sont soit confidentielles (énergie), soit très
difficilement attribuables à un niveau local.
Ainsi on aboutit fréquemment à la réalisation d’un inventaire hybride où
se côtoient les données provenant de ces deux types d’approches.
Approches
producteur/consommateur
Pour la réalisation
d’un inventaire on peut distinguer deux approches pour la
comptabilisation et surtout l’attribution des émissions. Ces deux
approches sont les suivantes : l’approche « producteur » ou territoriale
(liée au lieu de production) et l’approche « consommateur ».
La première approche
proposée par le GIEC, suggère simplement d’appliquer une méthode
géographique, la comptabilisation ne doit considérer que les émissions
de CO2 directement attribuées à chaque secteur de la portion de
territoire étudiée et donc à l‘intérieur de ses limites géographiques.
Dans ce cas, la contribution aux émissions globales est évaluée pour
chaque source d’émissions au niveau local sans inclure par exemple la
combustion de matières énergétiques indirectement reliée au système.
Toutefois, si nous considérons un pays qui importe uniquement des biens
transformés, sans les transformer dans les limites de la région, on
observera certainement une situation paradoxale avec des émissions très
faibles par rapport au niveau de vie de la région. Au contraire, une
région qui produit des marchandises pour une autre région aura à payer
pour le CO2 associé à quelque chose dont ils ne bénéficieront pas.
Ces considérations ont
conduit à une manière différente de procéder pour la comptabilisation
des émissions de GES basée sur la responsabilité du consommateur. En
effet, si le consommateur d’un produit final est totalement responsable
pour l’ensemble de l’impact écologique du processus qui a généré ce
produit, le consommateur devrait être en charge des émissions totales
liées au processus. Par exemple, le fait de consommer des carottes
originaires d’Afrique du Sud devrait correspondre, si le consommateur
les mange dans une région européenne, à une imputation des émissions
liées à la production et au transport de ces carottes, à la région du
consommateur.
Dans ce cas,
l’inventaire GES accorderait un plus faible niveau d’émissions aux
territoires exportateurs et un plus haut niveau aux territoires
importateurs. Ce type de comptabilisation peut être vu comme plus
équitable parce qu’il fait payer la note de GES aux utilisateurs finaux,
mais il sera moins incitatif pour créer des processus productifs plus
propres et plus efficaces en terme d’énergie dans les régions
exportatrices. Cet exemple est développé dans le rapport « Reducing
Wales’ Ecological Footprint » du WWF qui prend l’exemple du Pays de
Galles et de l'ensemble du Royaume-Uni.
Il faut noter que pour
le moment, aucune méthode communément admise pour le calcul des
émissions de CO2 suivant une approche « consommateur » n’a été
développée.
La limite première de
cette méthode est qu’elle est encore susceptible d’accroître les
incertitudes liées aux calculs puisque cela rajoute encore un niveau de
« réattribution ». En effet pour attribuer les émissions au
consommateur, il faut partir des données producteurs que l’on répartit
statistiquement au consommateur. Ce qui induit une possibilité
d’incertitudes supplémentaires.
3. Le format de
rapport pour la présentation du calcul d'émissions
Les résultats des
inventaires sont présentés selon un format souvent normalisé. Le choix
d’un format est en général à mettre en relation avec le but poursuivi
lors de la mise en place de ce type d’observatoire. Parmi les
nomenclatures, les trois utilisées dans les inventaires à notre
disposition sont le « common reporting format » CRF/IPCC, SNAP/CORINAIR,
PNLCC (Plan National de Lutte contre le Changement Climatique).
Ce qui est comparable
dans les deux premiers formats de rapport est le fait que les émissions
énergétiques soient clairement séparées des émissions non énergétiques.
Contrairement au
format PNLCC utilisé dans l’inventaire Poitou-Charentes par exemple, où
l’inventaire est divisé en sept secteurs (industrie de l’énergie,
industrie manufacturière, transports,
résidentiel/tertiaire/institutionnel/commercial,
agriculture/sylviculture, traitement des déchets, utilisation des
terres, leur changement et la forêt) et la combustion d’énergie est
alors rapportée à chaque secteur.
Prenons l’exemple de
l’agriculture :
|
Secteur PNLCC |
Code CRF
|
Code SNAP |
|
Agriculture/sylviculture |
|
|
|
Consommation
d’énergie |
1A4c |
02 03 / 08 06 / 08
07 |
|
Sols agricoles |
4D |
10 01 et 02 |
|
Fermentation
entérique |
4A |
10 04 |
|
Déjections animales
|
4B |
10 05 et 10 09 |
|
Culture du riz |
4C |
10 02 03 |
Le même constat est
fait pour chacun des 7 secteurs.
La plupart des
inventaires ne sont pas présentés réellement avec un format normalisé
mais les grands secteurs ont été individualisés : industrie, transport,
résidentiel/tertiaire, agriculture, déchets. Souvent d'ailleurs ces
grands secteurs correspondent néanmoins aux principaux secteurs du
format CRF. Cependant, parmi ces inventaires, certains ont probablement
dû être élaborés sur la base d'un des formats normalisés mais pour des
raisons de facilités de visualisation, puisqu'ils sont destinés à une
diffusion à un large public, le choix de présenter les résultats
seulement sous forme de grands secteurs a été fait.
4. Le
calcul des émissions énergétiques
4.1 Le
calcul des émissions liées à la production d’énergie (exemple de
l’électricité)
Le calcul des
émissions liées à l’énergie se déduit de la consommation énergétique par
type de combustible que l’on multiplie par des facteurs de conversion.
Les facteurs de conversion sont en général issus de la bibliographie
internationale sauf pour l’électricité puisqu’en fonction du type de
production du pays, les émissions par KWh diffèrent.
Pour le calcul des
émissions issues de la consommation d’électricité, deux méthodes peuvent
être employées. La première prend en compte les combustibles utilisés
pour la production d’électricité, la deuxième utilise le facteur moyen
de contenu en CO2 par KWh par secteur pour le calcul. En France, par
exemple le fait que 80% de la production soit issue du nucléaire donne
un contenu moyen en CO2 pour l’électricité plus faible (120 gCO2/kWh)
que pour la moyenne européenne (environ 340 gCO2/kWh) où l’utilisation
de centrales thermiques approvisionnées en combustibles fossiles est
plus répandue.
Pour la deuxième
méthode, les chiffres ci-dessous peuvent être utilisés en France pour
calculer par secteur, les émissions liées à la consommation
d’électricité par secteur.

Source :
ADEME, EDF, 2004
Figure 15 : Indicateurs de contenu en CO2 de l’électricité consommée en
France (en g/kWh)
Comme on l’a vu
précédemment, deux approches peuvent être utilisées
(consommateur/producteur) et quand elles le sont en général, elles
portent sur les production/consommation d’énergie. Ainsi par exemple,
lorsque l’on calcule les émissions selon la deuxième méthode (par
secteur de consommation) il est plus facile ensuite d’appliquer
l’approche consommateur, sauf si on utilise les données de production
que l’on désagrége pour obtenir la répartition des consommations.
Un exemple de calcul des émissions suivant l’approche consommateur, et
les différences entre cet inventaire Carbon Trust et l’inventaire
national des émissions atmosphériques (NAEI) réalisé par NETCEN pour
l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Ecosse et le Pays de Galles :
Dans ce rapport, les émissions sont attribuées au consommateur final
notamment pour tout ce qui concerne l’énergie. En effet, les émissions
de l’électricité exportée ne sont pas attribuées au Pays de Galles par
exemple mais à l’Angleterre. Cependant contrairement au WWF, il n’est
pas précisé ce qu’il en est des marchandises. Il semble qu’ils
n’attribuent cela qu’au producteur et non au consommateur. Cela
représente donc un compromis entre les deux approches.
L’étude Carbon Trust attribue le CO2 associé à l’électricité au point de
consommation plutôt qu’au point de génération. Bien qu’attribuer au
point de génération soit cohérent avec la directive IPPC (Integrated
Pollution Prevention and Control / Prévention et contrôle intégrés de la
pollution), il est reconnu que cela ne reflète pas vraiment la
contribution réelle de Wales aux émissions de GES du Royaume-Uni. Il y
environ 2 Mt CO2éq de différence entre cette étude et le NAEI.(cf figure
16)
Au sein des inventaires et selon les secteurs, certaines émissions sont
supérieures pour l’étude Carbon Trust, d’autres supérieures pour le NAEI.
Mais globalement, elles sont plus grandes pour le NAEI de 2.1 Mt CO2éq,
reflétant principalement les approches différentes prises pour traiter
les émissions liées à l’électricité.
De plus si on incluait au NAEI :
-
une plus grande contribution positive de l’UTCF
-
le CO2 énergétique du transport maritime et aérien (Le NAEI n’a
attribué aux différentes régions ni d’énergie consommée, ni d’émissions
de CO2 à l’aviation civile et au transport maritime),
-
une augmentation des émissions des procédés industriels pour refléter
leur sous-estimation
-
une augmentation de la contribution du méthane et protoxyde d’azote
pour inclure la part que le NAEI laisse non attribuée,
Alors le bilan NAEI serait de 48-49 Mt CO2éq au lieu de 46.41 Mt CO2éq,
ce qui représente une différence encore plus importante.

Source : Carbon Trust Figure 16 : Comparaison des émissions entre l’étude Carbon Trust et le
NAEI
4.2 Le calcul des émissions du secteur des transports routiers
Il existe plusieurs méthodes pour estimer la consommation énergétique
puis les émissions du secteur des transports :
L’approche par livraisons de carburants. Cette approche est préconisée
dans les cahiers techniques du RARE (Réseau des Agences Régionales de
l’Energie) et est décrite ci-dessous.
Cahier technique n°1 : Bilan régional de l’énergie
Tous les types de transports (transports routiers, transports
ferroviaires, transports maritimes et fluviaux, transports aériens y
compris ceux qui relèvent de l’industrie, de l’agriculture, des
commerces et des ménages) sont pris en compte. La réalisation du bilan
s’appuie sur les livraisons de carburants publiées dans le rapport
“Pétrole, éléments statistiques” du Comité Professionnel du Pétrole (CPDP)
et par les ventes d’électricité pour le transport ferroviaire. Ces
dernières données sont disponibles auprès de l’Observatoire de
l’Énergie.
"Bundesländer Luftschadstoff-Inventur" en Autriche (Inventaire des
polluants atmosphérique des Länder) soulève une des limites de cette
approche :
Les calculs de consommation d’énergie du transport routier sont basés
sur les ventes de carburants en Autriche. Dans le cadre de l’inventaire
national, l’Autriche se doit de prendre en compte tous les carburants
utilisés dans le secteur du transport indépendamment du fait qu’ils
soient consommés en Autriche ou non. Ainsi dans les émissions attribuées
au secteur du transport sont aussi inclues les émissions provenant de
carburants achetés en Autriche, mais utilisés à l’étranger. Une des
études à ce sujet montre que presque 30% des émissions du transport en
2003 reviennent au « Tanktourismus » ou tourisme de réservoir.
La part du tourisme de réservoir dans la consommation de carburants en
Autriche s’élève environ à 30% pour le diesel, et environ à 20% pour
l’essence. Les voitures particulières en sont évidemment en partie
responsables mais les camions qui transportent des marchandises à
l’international contribuent certainement à une part importante de ce
tourisme de réservoir. Celui-ci s’explique par un prix des carburants
plus bas en Autriche que dans certains de ses pays limitrophes.
La part des émissions dues au tourisme de réservoir a été évaluée dans
le cadre d'une étude réalisée pour l'Autriche entière. Elle sera
prochainement déterminée pour chacun des Länder.
L’approche par parc où les consommations énergétiques sont déduites des
statistiques régionales sur le parc automobile et sur le transit.
Cette approche était celle choisie par l’APCEDE en 2004 (avant le bilan
des émissions de GES effectué par le CITEPA) et décrite ci-dessous.
L’estimation des consommations d’énergie du transport routier se fait en
deux étapes :
1ère étape : estimer la consommation engendrée par le parc régional de
véhicules et de poids lourds
On évalue les consommations du secteur des transports routiers en
combinant des données relatives à :
-
La structure du parc (type de véhicule et type de motorisation),
-
Les distances annuelles moyennes parcourues par les différents types
de véhicules (exprimées en kilomètre annuel moyen),
-
Les consommations unitaires par type de véhicules (exprimées en
litres/km).
La figure 17 présente les sources de données nécessaires à l’estimation
des consommations annuelles des différents types de véhicules.
|
Données |
Types de véhicules |
Sources |
Période de disponibilité |
|
Structure du parc
(valeurs absolues et relatives) |
Véhicules particuliers |
Office régional du
transport : données annuelles |
1991 à 2003 |
|
Poids lourds et
véhicules utilitaires |
1990 à 2003 |
|
Distances annuelles
moyennes parcourues (km/années) |
Véhicules
particuliers |
Ademe Valbonne : Données annuelles issues du panel Secodip |
1990 à 2002 |
|
Poids lourds et véhicules utilitaires |
|
Consommations
unitaires (litres/km) |
Véhicules particuliers |
Ademe
Valbonne : Données annuelles issues du panel Secodip |
1990 à 2002 |
|
|
Poids lourds et
véhicules utilitaires |
|
1990 – 2002 |
Source : APCEDE – Tableau de bord régional des consommations d’énergie
et des émissions de gaz à effet de serre
Figure 17 : Les sources de données nécessaires à une approche par parc
Dans le cas des véhicules particuliers et commerciaux, il est nécessaire
de faire la distinction entre le parc statique et le parc roulant. En
effet, les différents systèmes de comptabilisation du parc
(immatriculations, cartes grises…) prennent mal en compte les sorties de
véhicules du parc roulant.
Par l’intermédiaire de différentes études réalisées (essentiellement ADEME et INREST), on suppose que seul 89% des véhicules comptabilisés
sont effectivement utilisés. Ces mêmes études montrent une stabilité de
ce coefficient dans le temps.
De plus, le degré de décomposition des données (type de motorisation,
type de véhicules…) permet d’obtenir des données indispensables à l’aide
à la décision dans le domaine des transports.
2ème étape : prendre en compte le transit routier de marchandises et de
voyageurs
La deuxième étape conduit à comptabiliser des consommations non
directement générées par les activités régionales. Les consommations
d’énergie engendrées par le transit et le trafic routier de marchandises
et de passagers prennent en compte :
-
les marchandises de transit (hors import – export),
-
les marchandises d’import – export,
-
les passagers de transit,
-
les passagers de vacances (hors vacanciers étrangers),
-
les visiteurs étrangers,
-
les autres passagers longue distance.
L’ensemble des données utilisées dans cette partie sont issues de
l’étude ADEME – ENERDATA : « spatialisation des flux de transport
routier dans les régions françaises et niveau d’encombrement des
infrastructures ».
L’approche par parc est imparfaite pour de nombreuses raisons : absence
d’un système d’information complet sur le parc régional, peu de données
sur les distances parcourues en région... Toutefois, cette démarche
permet une décomposition de l’information particulièrement intéressante
en termes d'aide à la décision : données par catégorie de véhicules,
possibilité de faire des analyses en vue de différents scénarii.
De même, l’utilisation d’indicateurs d’efficacité énergétique pour
estimer les consommations du transit routier de marchandises et de
passagers se heurte au manque d’information continue dans le temps. En
effet, la plupart de ces informations sont tirées d’études ponctuelles
et fournissent donc des données à un instant t. Or, l’évolution des
comportements, des technologies et des modes d’utilisation laisse penser
que ces indicateurs évoluent sensiblement dans le temps.
En comparant ses résultats aux données du CPDP (Comité Professionnel Du
Pétrole), l’écart entre les deux sources d’informations n’excédant pas
8%, l’APCEDE a admis que « l’approche par parc » était pertinente.
L’approche trafic
Cette approche a pour réalisation ultime des modèles tels que le modèle
COPERT, actuellement COPERT III, qui est utilisé dans les inventaires
nationaux par exemple mais qui peut être utilisée à l’échelle régionale.
On peut prendre comme exemple la Lombardie après avoir brièvement
explicité la méthodologie COPERT III.
Il faut savoir que plusieurs logiciels pour le calcul des émissions sont
utilisés. Ces logiciels se basent sur les facteurs d’émissions définis
par COPERT III et souvent sur tout ou partie de la méthodologie pour
proposer des interfaces de calculs notamment qui lient ces calculs à un
système de SIG pour réaliser un cadastre.
Les particularités régionales peuvent être prises en compte par cette
approche top-down via la composition du parc de véhicules, les
conditions de conduite et la température. Il est donc possible
d’appliquer une approche bottom-up si les données sont suffisamment
précises, par exemple si des procédures de comptage de trafic ont été
mises en place.
En Lombardie, avec le projet INEMAR (INventario EMissioni Aria), c’est
cette amélioration qui a été apportée à la méthodologie CORINAIR. Le but
était en effet d’avoir un inventaire spatialisé et de disposer des
chiffres d’émissions au niveau communal.
Une énorme quantité de données de trafic pour la région Lombardie a été
récoltée et analysée pour la période 1995-2001. Une des méthodes
d’estimation du trafic est par exemple le relevé des kilomètres
parcourus sur le réseau autoroutier grâce aux péages.
Des données précises ont été recueillies pour 9000 sections routières, 4
catégories de véhicules, (véhicules légers < 3.5 t, véhicules lourds >
3.5 t, autobus, motos> 50 cm3).
Les profils de distribution temporelle des véhicules ont été considérés
pour quatre saisons, trois types de jours, (jour ouvrable, samedi et
dimanche) et différentes périodes du jour. Toutes les données
disponibles ont été traitées par un modèle d'assignation du trafic afin
de calculer les flux de trafic ainsi que la vitesse de conduite sur le
réseau routier sur environ 45.000 brins (parties de réseau), comprenant
toutes les routes principales, et en excluant les routes avec un trafic
au caractère très local.
Pour l'estimation des émissions de particuliers, la méthodologie
proposée dans la dernière édition du Guidebook prenant en compte l'usure
de freins, pneus et manteau routier été utilisée.
4.3 Autres types de transports
Transport aérien
Tous les inventaires régionaux ne prennent pas en compte les émissions
de ces sources, considérant qu’elles sont hors du champ de compétence
régionales. Pour ce qui concerne les émissions de l’aviation
lorsqu’elles sont calculées, les émissions dérivent du nombre de LTO
(Land and takeoff : atterrissage/décollage). En effet on considère deux
phases dans un vol : le cycle LTO et la phase croisière. Le cycle LTO
débute lorsque l’appareil approche de l’aéroport, c’est-à-dire lors de
sa descente de l’altitude de croisière, atterrit et regagne la porte,
puis continue lorsque l’appareil repart de la porte pour son départ
suivant et monte jusqu’à son altitude de croisière.
Dans les cas où les émissions sont calculées, seuls les cycles LTO
importent puisque c’est uniquement les émissions correspondantes à cette
phase qui sont prises en compte.
D’après l’étude “aircraft emissions: a comparison of methodologies based
on different data availability” , les méthodologies proposées par
CORINAIR permettent à chaque pays de remplir les obligations requises
par les différents organismes internationaux en considérant les
informations disponibles au niveau national sur la consommation de
carburants, les modèles d’appareils, les facteurs d’émissions et les
routes de vols. Cependant, des ajustements à ces méthodologies sont
proposés de manière à intégrer des données supplémentaires comme la
quantité totale d’heures de vol par type d’avions ou la consommation de
carburant par vol.
De manière à appliquer la méthodologie « très simple » pour l’estimation
des émissions, chaque pays devrait vérifier si la flotte moyenne
proposée par le Guidebook est représentative de la flotte moyenne
nationale et si nécessaire devrait donc choisir un type de flotte plus
représentatif.
Selon cette étude, la méthodologie « simple » est plutôt bonne pour une
flotte homogène puisque la fiabilité des résultats décroît avec
l’hétérogénéité de la flotte. Dans le cas d’une information détaillée,
la méthodologie « alternative simple » est recommandée puisque les
résultats montrent une variabilité plus faible.
Les lignes directrices IPCC 1996 proposent également une méthodologie
pour estimer les émissions comparable aux méthodologies CORINAIR, mais
ils recommandent tout de même d’utiliser la méthodologie « très simple »
qui peut donner des résultats acceptables (cf figure 18).
Dans les inventaires régionaux, quasiment tous les inventaires qui
disposent d’une partie transport aérien ont estimé les émissions à
l’aide d’une méthodologie « très simple » ou « simple » issue de
CORINAIR. (Wales semble utiliser une méthodologie plus détaillée)

Source : “aircraft emissions: a comparison of methodologies based on
different data availability, 1997
Figure 18 : Calcul des émissions aériennes : données d’entrée
nécessaires pour les différentes méthodologies
Transport maritime et fluvial
Pour traiter ces calculs, l’exemple de l’Andalousie a été choisi car
c’est l’un des plus détaillés.
En Andalousie, le calcul inclut les canaux navigables et les émissions
pour les opérations d’amarrage et de largage des amarres dans les ports.
On ne considère pas les émissions liées au trafic maritime sur les
liaisons entre ports, puisqu’elles ne sont pas générées dans le domaine
géographique d’étude.
Pour ce calcul, la méthodologie détaillée développée par CORINAIR est
utilisée. Les facteurs d’émissions dont on se sert, dépendent du temps
de fonctionnement des bateaux.
Il existe une autre méthodologie CORINAIR (méthodologie simple) qui se
base sur des facteurs d’émissions dépendant de la consommation annuelle
de carburants mais qu’il n’a pas été possible d’utiliser étant donnée
l’inexistence des données de consommation de carburants du trafic sur
les canaux navigables et des opérations d’amarrage/largage.
On utilise alors des données comme le temps moyen des opérations
d’amarrage/largage . Les opérations d’amarrage/largage sont déterminées
en fonction du tonnage des navires. Les facteurs d’émission (t/h) sont
sélectionnés à partir de la méthodologie CORINAIR en fonction du
tonnage.
Transport ferroviaire :
En général il est pris en compte, même dans les régions où les
transports aérien et maritime ne le sont pas.
Une méthode de calcul simple est celle qui se base sur les émissions
déduites de la vente de carburants. Mais parfois les données de vente
n’étant pas disponibles ou inexistantes au niveau régional, il est
nécessaire au préalable d’estimer la consommation régionale de gasoil
due au trafic ferroviaire, d’abord, en estimant de la consommation
moyenne de gasoil par kilomètre sur le réseau national puis en la
multipliant par le nombre de kilomètres du réseau ferroviaire régional.
4.4 Le calcul des émissions des secteurs résidentiel et tertiaire
Il est souvent difficile de sectoriser les émissions de ses deux
secteurs par manque de données précises sur l’emploi des combustibles.
Les organismes essaient alors de séparer les deux secteurs en utilisant
des statistiques d’emploi dans le tertiaire, de surface et volumes de
bureaux, d’enquêtes dans les hôpitaux, lycées, d’enquêtes dans les
ménages pour déterminer les types de chauffage… Cela demande évidemment
beaucoup de temps et de main d’œuvre, ce qui explique le fait que
certains inventaires ne distinguent pas les deux secteurs.
Dans le secteur résidentiel, comme dans le secteur tertiaire, deux
approches sont complémentaires :
-
l'approche top-down qui permet d’obtenir les données de ventes de
combustibles mais ne permet pas de savoir précisément les émissions
résultantes puisqu’elle ne prend pas en compte les caractéristiques des
logements (isolation, type de combustibles de chauffage,..)
-
l’approche bottom-up, il est possible de compléter les informations en
utilisant les caractéristiques des logements (taille, âge), leur énergie
de chauffage et leur taux d'équipement. Toutefois ceci nécessite la
collecte et le traitement de nombreuses données.
Pour le tertiaire, de la même façon, deux méthodes sont utilisées : les
enquêtes et la reconstitution des consommations à partir d’éléments
statistiques. Vu l’insuffisance de données, il s’avère souvent
nécessaire de réaliser des enquêtes sur le terrain afin par exemple
d’inventorier le nombre d’équipement au niveau régional (lycées,
collèges, écoles, supermarchés, hôpitaux, restaurants,..). D’autant que
ce secteur est mal connu d’un point de vue énergétique puisqu’il
comprend de toutes petites entreprises (artisans par exemple) comme des
bâtiments qui ont des consommations plus proches de l’industrie
(hôpitaux, hypermarchés)
5. Le calcul des émissions de gaz fluorés
Le calcul de ces émissions au niveau régional, lorsqu'elles y figurent,
est presque exclusivement issu de la désagrégation des données du niveau
national au niveau régional. Certaines régions ont commandé des études
pour préciser ces émissions : la Wallonie et un des inventaires du Pays
de Galles.
6. Le calcul des émissions non énergétiques
Le fait que certains inventaires régionaux ne prennent pas en compte les
émissions d’origine non énergétique s’expliquent de deux manières :
d'une part, ces émissions dans le total des émissions de GES
représentent souvent bien moins de 30% et parfois même moins de 20%,
d’autre part ces émissions sont relativement difficiles à calculer et de
là soumises à encore plus d’incertitudes.( sources diffuses, études
nécessaires pour de nombreuses sources, données non aisément
accessibles…)
6.1 Les émissions liées aux déchets
LE GIEC propose deux méthodes pour calculer les émissions de méthane
issues des décharges. La décomposition anaérobie de matières organiques
entraîne en effet un dégagement de méthane dans l’atmosphère.
-
la méthode de décomposition de premier ordre (DPO) Cette méthode produit un profil d'émissions qui reflète le processus de
dégradation dans le temps. Cette méthode requiert cependant des données
sur plusieurs décennies sur la production et les méthodes de gestion des
déchets qui sont rarement disponibles pas forcément au niveau régional.
-
la méthode par défaut Cette méthode utilise l'hypothèse de l'émission de la totalité du CH4
potentiellement contenu dans les déchets pendant l'année d'élimination
des déchets. Selon le GIEC, cette méthode donne "une estimation annuelle
raisonnable des émissions réelles si la quantité et la composition des
déchets dans les décharges ont été constantes ou n'ont varié que
lentement sur plusieurs décennies". Etant plus simple que la précédente, cette méthode est couramment
utilisée dans les régions.
Certaines régions mènent des études plus spécifiques :
La région Midi-Pyrénées a confié à SOLAGRO une étude sur les décharges
de manière à repréciser pour la région des émissions qui étaient
entachées d’une grande incertitude.
La région Nord-Pas de Calais a effectué des enquêtes dans les décharges
pour savoir lesquelles sont dotées d'un système de captage du biogaz
afin également de préciser les données à la fois actuelles mais aussi au
cours du temps.
6.2 Les émissions liées à l’agriculture
Il existe souvent des méthodes plus complexes pour calculer ce type
d’émissions, mais au niveau régional en général, ce sont les méthodes
les plus simples qui sont utilisées de même que pour les déchets. Une
grande partie des informations est tirée de l’inventaire réalisée par
l’agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable
en Bourgogne, Alterre Bourgogne (ex- OREB) dans le rapport : « Bilan
régional des émissions de gaz a effet de serre en Bourgogne, rapport
technique, janvier 2005 »
Emissions de CH4 liées à :
-
la fermentation entérique : La méthode générale utilisée : les émissions sont obtenues en
multipliant les effectifs de chaque catégorie de bétail par un facteur
d’émission approprié, ceci dépendant principalement du type d’animal
(donc de son mode de digestion), du stade développement de l’animal, de
son type de production et de la nature des aliments qu’il consomme.
-
la gestion des effluents d’élevage Le calcul des émissions consiste à multiplier les effectifs de chaque
catégorie de bétail par un facteur d’émission approprié. Les facteurs
d’émission utilisés sont définis par espèces et catégories d’animaux
mais uniquement à l’échelon européen pour le moment, des études sont en
cours pour préciser cela au niveau national en France par exemple.
En Wallonie par exemple, les facteurs d’émissions pour chaque catégorie
d’animaux ont été développés par le SITEREM. Ces facteurs prennent en
compte le type et le volume de déjections produites durant le temps
passé dans les étables, sa densité et son contenu en carbone, et son
taux de (volatilisation en carbone). Les paramètres viennent d’études
conduites en Wallonie ou en France. Ces facteurs d’émissions sont
multipliés par le nombre d’animaux pour estimer les émissions totales
issues de la gestion des déjections.
Emissions de N2O :
-
la gestion des effluents d’élevage
Calcul des émissions : multiplication pour chaque type de bétail de la
quantité totale d’azote excrété dans chaque système de gestion des
effluents par un facteur d’émission approprié. Il est donc nécessaire
d’évaluer la quantité d’azote excrété par catégorie et sous-catégorie
animale et de déterminer la part d’azote gérée dans chaque système de
gestion des effluents. Un facteur d’émission est ensuite attribué, par
catégorie animale, à chaque système de gestion des effluents. Le calcul
concerne uniquement les émissions de N2O provenant de bassins
anaérobies, des systèmes liquides, du stockage des déchets solides et
des autres systèmes, avant leur épandage sur les sols. Les facteurs
d’émission pour chaque type de bétail en fonction des différents
systèmes de gestion des déjections animales sont ceux définis par le
GIEC.
-
Les émissions directes imputables aux sols cultivés
Estimations qui comprennent en général :
-
les émissions directes de N2O par les sols cultivés imputables: à
l’épandage d’engrais de synthèse, à l’épandage des effluents d’élevage
et des boues de station d’épuration ; à l’enfouissement et la
dégradation d’une partie des cultures fixant de l’azote atmosphérique
(fixation symbiotique); à l’enfouissement et la dégradation des résidus
de cultures ;
-
les émissions imputables au pâturage du bétail.
Le calcul des émissions est effectué en multipliant la quantité d’azote
apportée au sol par les différentes sources (engrais chimiques,
effluents, résidus de culture) par un unique facteur d’émission par le
sol. Le GIEC reprend le facteur d’émission moyen validé par la
communauté scientifique. Les incertitudes sur ce facteur sont très
importantes. Par exemple en Bourgogne, des travaux menés en partenariat avec l’INRA
Dijon ont permis de déterminer des facteurs d’émission plus précis pour
les résidus de culture. Ce mode de calcul en effet ne prend pas en
compte le type de culture, les pratiques culturales, les conditions de
sol et les types de fertilisants.
-
Les émissions par épandage d’engrais minéraux : L’apport d’azote minéral peut être assimilé aux livraisons d’engrais
minéraux, exprimées en quantité d’azote utile. Le facteur d’émission du
GIEC est de 1,25% de N2O émis pour la quantité apportée au sol.
-
Les émissions par épandage d’effluents d’élevage, Les émissions par
épandage des boues d’épuration, Les émissions par fixation symbiotique
: Le facteur d’émission proposé par le GIEC est 1,25% de N2O émis pour la
quantité apportée au sol.
-
Les émissions par les résidus de cultures : Les cultures pour le calcul sont celles fixant l’azote (protéagineux et
soja) et les cultures ne fixant pas l’azote (céréales, colza et
tournesol). Le facteur d’émission proposé par le GIEC est de 1,25% de
N2O émis pour la quantité apportée au sol.
De la même façon, une recherche de facteurs plus précis par type de
culture a été conduite par Alterre Bourgogne en partenariat avec l’INRA
Dijon. 135 références bibliographiques de facteurs d’émission publiés
concernant les sols français ou situés sous des climats comparables ont
été utilisées pour proposer les facteurs d’émission suivants : 0,475%
pour les cultures de blé tendre, orge d’hiver, avoine, triticale, et
seigle ; 0,8% pour les cultures d’orge de printemps, maïs grain, colza,
tournesol et autres céréales.
-
Les émissions directes issues du pâturage du bétail Les remarques faites dans l’inventaire bourguignon montrent que les
émissions estimées de N2O issues des sols en Bourgogne sont sans doute
sous estimées puisqu’elles varient beaucoup d’une parcelle à une autre.
Les quantités émises dépendent notamment du mode d’occupation des sols.
Des facteurs différents selon le type d’occupation du sol ont donc été
utilisés, ceux-ci pourraient être encore affinés. Les émissions
dépendent également du type de fertilisant épandu. On ne dispose
actuellement pas de facteurs d’émission différents selon le type de
fertilisant. Une estimation des émissions est par conséquent difficile à
réaliser au vu des fluctuations enregistrées et de la variabilité
spatiale et les émissions calculées pour ce bilan régional sont à
prendre avec précaution. Ceci montre encore une fois que plusieurs sources sont soumises à de
grandes incertitudes.
-
Les émissions indirectes venant du dépôt de NOx et de NH4
atmosphériques Les dépôts atmosphériques de composés azotés, tels que NOx et NH4,
fertilisent les sols et les eaux de surface, ce qui augmente la
formation biogénique de N2O. Les émissions de N2O sont calculées à
partir de la quantité d’azote utilisé en agriculture volatilisé puis
déposé dans les sols, multipliée par des facteurs d’émission pour le
dépôt atmosphérique. La quantité d’azote volatilisé puis déposé dans les
sols est égale à la quantité totale d’azote des engrais appliqués aux
sols plus la quantité d’azote excrété par le bétail plus la quantité
d’azote apporté par les boues d’épuration épandues multipliée par des
facteurs de volatilisation. Le GIEC considère en moyenne que 10% des
fertilisants artificiels appliqués et 20% de l’azote excrété par bétail
et boues d’épuration se volatilisent sous forme de NH3 et de NOx. Le
facteur d’émission de N2O proposé par le GIEC est égal à 1% des
quantités d’azote volatilisées sous forme de NH3 et de NOx.mais quid des
NOx d'origine non agricole comme les véhicules ?
-
Les émissions indirectes issues du lessivage et du ruissellement des
nitrates Les émissions de N2O sont obtenues en multipliant la quantité totale
d’azote appliqué sur les sols cultivés par la fraction d’azote perdu par
lessivage et ruissellement puis par un facteur d’émission lié au
lessivage/ruissellement. Le GIEC considère en moyenne que 30% de l’azote
produit et épandu s’infiltre dans les sols. Le facteur d’émission de N2O
proposé par le GIEC est égal à 2,5% des quantités d’azote infiltrées
dans les sols.
Le groupe de réflexion de Bourgogne fait remarquer que le GIEC considère
pour les émissions indirectes de N2O que les dépôts ont lieu dans la
région émettrice, ce qui peut apparaître abusif, notamment pour les
processus atmosphériques.

|
Annexe 4 : Récapitulatif par
région des types d’inventaires recueillis |
|
Pays |
Région |
Type
d'inventaires |
|
|
Allemagne |
Toutes
(16) |
Bilans CO2
|
|
|
Autriche |
Salzburg |
Bilan GES |
|
|
Autriche |
Toutes (9) |
Bilans GES
en partie désagrégé NIR |
|
|
Belgique |
Flandre |
Bilan GES |
|
|
Belgique |
Bruxelles-Capitale |
Bilan GES |
|
|
Belgique |
Wallonie |
Bilan GES |
|
|
Danemark |
|
normalement oui |
|
|
Espagne |
Andalucia |
Bilan GES |
|
|
Espagne |
Aragon |
? |
|
|
Espagne |
Asturias |
Bilan CO2
|
|
|
Espagne |
Castilla y
Leon |
Aucun |
|
|
Espagne |
Castilla
La Mancha |
Bilan CO2
|
|
|
Espagne |
Catalogne |
? |
|
Espagne |
Galice |
? |
|
|
Espagne |
Pays
Basque (EVE) |
? |
|
|
Espagne |
Valencia |
? |
|
|
France |
Aquitaine |
Bilan CO2
|
|
|
France |
Bourgogne |
Bilan GES |
|
|
France |
Haute-Normandie |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
France |
Ile de
France |
Bilan GES
en cours et bilan CO2 |
|
|
France |
Lorraine |
Aucun |
|
|
France |
Midi-Pyrénées |
Bilan GES |
|
|
France |
NPDC |
Bilan GES |
|
|
France |
PACA |
Bilan GES |
|
|
France |
Poitou-Charentes |
Bilan GES |
|
|
France |
La Réunion |
Bilan CO2
en cours |
|
|
France |
Rhône-Alpes |
Bilan GES |
|
|
Finlande |
|
? |
|
|
Grèce |
Crète |
Aucun |
|
|
Italie |
Abruzzo |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Molise |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Basilicata |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Campania |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Emilia
Romagna |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Friuli-Venezia-Giulia |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Marche |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Sardegna |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Sicilia |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Trentino-
Alto Adige |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Umbria |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Veneto |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Puglia |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Calabria |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Lazio |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Italie |
Liguria |
Bilan GES
|
|
|
Italie |
Lombardia |
Bilan GES
|
|
|
Italie |
Piemonte |
Bilan GES |
|
|
Italie |
Toscana |
Bilan GES
|
|
|
Italie |
Valle d'Aosta |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Irlande |
|
Aucun |
|
|
Luxembourg |
|
NIR |
|
|
Pays-Bas |
|
|
|
|
Portugal |
Açores |
? |
|
|
Portugal |
Madère |
Aucun
(bilan CO2 pour Funchal) |
|
|
Royaume-Uni |
England
(9) |
Bilan GES |
|
|
Royaume-Uni |
Northern
Ireland |
Bilan CO2
Carbon Trust |
|
|
Royaume-Uni |
Northern
Ireland |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Royaume-Uni |
Scotland |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Royaume-Uni |
Wales |
Bilan GES
désagrégé NIR |
|
|
Royaume-Uni |
Wales |
Bilan GES |
|
|
Suède |
Comté
Kalmar |
Bilan CO2
|
|
|
Suède |
Comté
Krönenberg |
Bilan CO2
|
|
|
Suède |
Région
Västernordland |
Bilan CO2
|
|
 |